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  • Fête de l'Hôpital psychiatrique cantonal - Marsens
  • : Fête de l'Hôpital psychiatrique cantonal - Marsens
  • : Samedi 8 septembre, l'Hôpital psychiatrique cantonal vous ouvre ses portes

Contact

Hôpital psychiatrique cantonal
1633 Marsens

voir le plan d'accès:
http://www.viamichelin.fr

Encore des infos sur la fête:
tel: 026 305 77 00
Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /Sep /2007 15:46
Dépression: le témoignage d'une patiente suédoise de l'Hôpital de Marsens
le joural de 12:45, vendredi 7 septembre 2007
voir la vidéo: http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=211000#
Par Co/ Fête de l'Hôpital - Publié dans : Témoignages
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 08:32

Le Matin: A l'ocassion de la Fête nationale des hôpitaux, l'Hôpital psychiatrique cantonal de Marsens organise des portes ouvertes. But de l'opération: dédramatiser la prise en charge psychiatrique. (6 septembre 2007)
Lire la suite: http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=294873

La Gruyère: La dépression? Une maladie à la fois répandue et peu connue. Témoignage et explications avant la journée portes ouvertes de samedi à l'Hôpital psychiatrique de Marsens.
La Gruyère: mardi 4 septembre 2007

La Liberté: une fête pour lutter contre la dépression. L'Hôpital psychiatrique cantonal fribourgeois ouvre ses portes au publice, à l'occasion de la fête nationale des hôpitaux.
La Liberté: mardi 4 septembre 2007

Freiburger Nachrichten: Die häufiste psychische Erkrankung ist die Depression. Darüber will dans Psychiatrische Spital Marsens am Samstag informieren: Die Bevölkerung ist eingeladen, am Spitalfest teilzunehmen
Friburger Nachrichten: Dienstag, 4. September 2007

Par Co/ Fête de l'Hôpital - Publié dans : Divers
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 08:26
Je m’appelle Gunilla et je vis avec la dépression depuis plusieurs années. Voici un recueil de témoignages qui partage ce qu’est pour moi la dépression et ce qu’elle entraîne au niveau de ma vie sociale (atelier no 10 le 8 septembre prochain « Quand dépression et pressions sociales se croisent : les dés ne sont jamais jetés ! »)

Lire le témoignage en entier
Par Co/ Fête de l'Hôpital
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 11:41
Mardi 04 septembre 2007 de 09h30 à 10h30

Drsse Giacometti Bickel - Médecin directrice de l'HPC
Serge Renevey - Directeur administratif de l'HPC
Dr Patrick Perrenoud - Médecin adjoint à l'HPC
et Nathalie Oberson - Infrimière cheffe d'unité de soins à l'HPC 

ont participé à l'émission "A l'Ombre du Baobab" sur Radio Fribourg en compagnie d'Amaëlle autour du théme "la dépression"

Pour écouter l'émission rendez-vous sous la page des archives de Radio Frbourg
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 18:00

Atelier 1: Traitement de la dépression 
(13h00-13h45) (14h45-15h30) (16h00-16h45) en français
Atelier 1: Behandlung der Depression  
(09:45 Uhr-10:30 Uhr) (10:45 Uhr-11:30 Uhr) (11:45 Uhr-12:30 Uhr) auf Deutsch
 
Atelier 2: "On connaît la chanson: reconnaître les symptômes de la dépression chez soi-même et chez ses proches"  
(15h30-16h15) en français
(10h15-11h00) (11h15-12h00) (13h00-13h45) ( 16h30-17h15) - Bilingue
Atelier 2: «Man kennt das Lied: die Symptome einer Depression bei sich selbst und bei seinen Angehörigen erkennen» 
(10:15 Uhr-11:00 Uhr) (11:15 Uhr-12:00 Uhr) (13:00 Uhr-13:45 Uhr) ( 16:30 Uhr-17:15 Uhr) - Zweisprachig

Atelier 3:
Vécu quotidien du patient dépressif et phases thérapeutiques
Visites: 10h00, 11h00, 12h00, 13h00 et 15h30 en français
Conférences: 10h30 et 13h30 en français
Atelier 3:Der Alltag des depressiven Patienten und therapeutische Phasen
Besuche: 10:00 Uhr, 11:00 Uhr, 12:00 Uhr, 13:00 Uhr et 15:30 Uhr auf Deutsch
Konferenzen: 11:30 Uhr und 16:00 Uhr auf Deutsch


Atelier 4:
"Le vécu de la personne en dépression et l'apport des thérapies non-verbales: un parcours expérientiel"
(10h30-11h15) (11h45-12h30) (13h00-13h45) (15h00-15h45) (16h15-17h00) - Bilingue
Atelier 4:«Die Erlebnisse der depressiven Person und der Einsatz von nichtverbalen Therapien : ein Weg reich an Erfahrungen»
(10:30 Uhr-11:15 Uhr) (11:45 Uhr-12:30 Uhr) (13:00 Uhr-13:45 Uhr) (15:00 Uhr-15:45 Uhr) ( 16:15 Uhr-16:45 Uhr) - Zweisprachig


Atelier 5: Burn out: comment prévenir l'épuisement au travail?
(10h00-10h45) (13h00-13h45) (16h00-16h45) en français
Atelier 5: Burn out: wie kann man der Erschöpfung am Arbeitsplatz vorbeugen?
(11:30 Uhr-12:15 Uhr) (14:45 Uhr-15:30 Uhr) auf Deutsch

Atelier 6: Dépression: reconnaître-agir-prévenir
(09h30-17h45) en français
Atelier 6:Depression: erkennen-handeln-vorbeugen
(09:30 Uhr -17:45 Uhr) auf Französisch


Atelier 7: "Dépression de la personne âgée"
(09h45-10h30) (10h45-11h30) (12h00-12h45) (13h15-14h00) en français
Atelier 7: «Depression bei Betagten»
(14:45 Uhr-15:30 Uhr) (16:00-16h45) auf Deutsch

Atelier 8: "Quelle psychothérapie pour quelle dépression?"
(10h30-11h15) (11h45-12h30) (13h00-13h45) (15h15-16h00) (16h30-17h15) en français
Atelier 8:«Welche Psychotherapie für welche Depression?»
(10:30 Uhr-11:15 Uhr) (11:45 Uhr-12:30 Uhr) (13:00 Uhr-13:45 Uhr) (15:15 Uhr-16:00 Uhr) (16:30 Uhr-17:15 Uhr) auf Französisch

Atelier 9: La dépression: mythes et réalité - Saurez-vous distinguer le vrai du faux
(09h30-13h45) (14h45-17h45)- Bilingue
Atelier 9: Die Depression: Mythos und Realität – können Sie Richtiges und Falsches unterscheiden    
(09:30 Uhr-13:45 Uhr) (14:45 Uhr-17:45) - Zweisprachig
Atelier 10: Quand dépression et pressions sociales se croisent: les dés ne sont jamais jetés!
(10h30-11h15) (13h00-13h45) (15h15-16h00) (16h30-17h15) en français
Atelier 10:Wenn Depression und sozialer Druck sich kreuzen: die Würfel sind niemals gefallen!
(11:45 Uhr-12:30 Uhr) auf Deutsch

Atelier 11: Un médecin psychiatre et un-e infirmier-ère en psychiatrie répondent individuellement à vos questions. 
(09h30-17h45) - Bilingue
Atelier 11: Gespräch mit einem Psychotherapeuten
(09:30 Uhr-17:45 Uhr) - Zweisprachig

Atelier 12: Exposition au Vide-poches, espace culturel - Outsider Art, Pierre Aebischer, Carol Bailly, François Burland
(13h00-18h00) - Bilingue
Atelier 12:Ausstellung im Vide-poches, Kulturforum - Outsider Art, Pierre Aebischer, Carol Bailly, François Burland
(13h00 Uhr-18h00 Uhr) - Zweisprachig

Sous réserve de modifications / Änderungen Vorbehalten
Par Co/ Fête de l'Hôpital - Publié dans : Infos sur les 12 ateliers
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Dimanche 2 septembre 2007 7 02 /09 /Sep /2007 13:30

Dépliant: « Dépression : reconnaître-agir-prévenir »
 
 
Introduction:
A l’occasion de la journée « portes ouvertes » du 8 septembre 2007, l’hôpital psychiatrique cantonal de Marsens présentera son nouveau dépliant d’information sur la dépression : « Dépression : reconnaître-agir-prévenir ».
 
Principes et objectifs
Le dépliant se différencie par son but et par sa présentation des autres brochures en circulation :
 
Le but n'est pas uniquement de transmettre des informations utiles, mais également de servir "d'outil thérapeutique" aux mains des personnes atteintes de dépression et de leurs proches, ceci toujours en collaboration bien sûr avec un professionnel de la santé (médecin, psychiatre, psychothérapeute). Le patient est encouragé à avoir, dans la mesure du possible, un rôle actif dans le processus de guérison.
 
Le dépliant se présente de façon "légère" et sympathique. Les illustrations sont simples et parlantes. Mis à part quelques commentaires, la brochure renonce à de longs textes théoriques. Le tout permet aux usagers un accès facile.
 
Structure
Le dépliant comporte 5 parties :
  1. "Reconnaître les symptômes": description des symptômes de la dépression.
  2. "Agir: des moyens pour sortir de la dépression": traitements, activation et comportement nécessaire ou favorable à la guérison.
  3. "Prévenir : contribuez à votre bien-être, améliorez votre sommeil …". Éléments "d’hygiène de vie" pour prévenir une rechute et améliorer son sommeil (les troubles du sommeil sont présents auprès de 90 % des personnes atteintes de dépression...)
  4. "Recommandations à la famille et aux proches" : les proches sont d'une part une ressource importante qui contribue à la guérison. D'autre part, accompagner une personne déprimée est difficile et souvent les proches ont besoin eux-mêmes de soutien.
  5. Programme comportemental d'auto-observation et d'activation : une "feuille de travail" facilite le suivi du traitement médicamenteux, la mise en place d'activités et l'observation des progrès. Il comporte un programme comportemental simple qui orientera le patient dans sa démarche de mieux-être.
Utilisation
Le patient est invité à utiliser ce dépliant en collaboration avec son psychiatre ou médecin traitant ; il y notifie ses rendez-vous, sa médication et convient d’un programme de structuration de sa journée l’aidant à retrouver un niveau de fonctionnement satisfaisant. Le professionnel de la santé veille à ce que les recommandations soient bien comprises et qu'il n'ait pas de surmenage (trop d'activités est tout aussi néfaste que pas assez). La famille et les proches sont également invités à consulter ou étudier le dépliant.
 
Réalisation
Le dépliant a été réalisé dans le cadre des activités thérapeutiques et préventives de l’hôpital psychiatrique cantonal (HPC), à Marsens. L'idée originale du dépliant est d'André Mercier, infirmier chef adjoint d’unité de soins. La réalisation a été coordonnée par Patrick Perrenoud, psychiatre. Tous deux travaillent dans le domaine de la dépression en milieu hospitalier et sont experts en la matière. Un groupe de travail interdisciplinaire (psychiatres, psychologues et infirmiers) a accompagné le projet du point de vue rédactionnel et scientifique.
 
Le premier tirage est de 5'500 exemplaires. Le projet a été financé par des donateurs privés et par le soutien de trois entreprises pharmaceutiques (celles-ci n'ont pas eu d'influence sur l'élaboration du projet).
 
Diffusion
Le dépliant sera lancé lors de la fête de l'hôpital, le 8 septembre 2007. La brochure sera présentée et distribuée dans un atelier prévu à cet effet.
 
Dans un premier temps, le dépliant sera utilisé au sein de l'HPC. Au cours des prochaines semaines, nous proposerons l'utilisation aux autres institutions psychiatriques (service psychosocial et service pédopsychiatrique) ainsi qu'aux psychiatres installés et aux médecins de famille du canton de Fribourg.
 
Évaluation scientifique
La diffusion et l'utilisation du dépliant seront accompagnées d'une évaluation scientifique portant sur l'acceptation par les usagers et l'efficacité thérapeutique.
 
Une deuxième étude évaluera la fiabilité (en anglais: "reliability") de la représentation des symptômes. Les images, dépourvues de leurs commentaires, suffisent-elles à reconnaître les symptômes ?
 
Projet
Selon le succès du dépliant, un projet de traduction en langue allemande pour la population germanophone du canton de Fribourg est prévu. Dans un second temps, nous envisageons une diffusion en Suisse romande et en Suisse alémanique.
 
Conclusion
Autant du côté des personnes atteintes de la maladie que de leurs proches, la dépression laisse souvent les gens démunis, désemparés. C’est du constat de ce sentiment d’impuissance qu’est née l’idée de mettre à la disposition du public ce dépliant d’informations pratiques. Son aspect novateur réside dans sa présentation sous la forme d’illustrations qui facilitent la compréhension et permettent aux personnes concernées de mieux retenir les informations (la diminution de la concentration étant un symptôme fréquent chez les personnes atteintes de la dépression).
Par Patrick Perrenoud/ Médecin adjoint à l'HPC
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 08:24
 
Je m’appelle Gunilla et je vis avec la dépression depuis plusieurs années. Voici un recueil de témoignages qui partage ce qu’est pour moi la dépression et ce qu’elle entraîne au niveau de ma vie sociale (atelier no 10 le 8 septembre prochain « Quand dépression et pressions sociales se croisent : les dés ne sont jamais jetés ! »)
 
 
La dépression, c’est une maladie qui paralyse, car elle enlève la joie et le plaisir. La dépression, c’est une maladie qui fait souffrir, car la vie n’est plus comme elle l’était avant. La dépression, c’est une maladie qui coupe l’initiative, car elle casse la confiance en soi et l’estime de soi.
 
 
La dépression et ses incidences sur le travail
Souffrant de dépression, j’ai perdu mon travail. Parfois je pourrais travailler et quand je le fais, je me sens utile à la société. J’ai peur de ce que les gens peuvent penser de moi, la dépression est une maladie qui ne se voit pas. J’ai peur que les gens croient que je suis paresseuse et que je cherche des justificatifs pour louper mon travail. Moi, j’aimais beaucoup mon travail. Mais la dépression a fait que je ne pouvais plus assurer ma présence de façon régulière au travail. La maladie parfois pouvait être si douloureuse que je devais être en arrêt maladie ou être hospitalisée. La dépression fait souffrir et montrer cette souffrance, c’est quelque chose de difficile. On a peur de la réaction des autres, de leur rejet et on n’a pas toujours envie de se montrer dans sa souffrance.
 
J’ai eu la chance de travailler avec des collègues et employeurs qui ont pu comprendre ma maladie et m’aider à garder une place en fonction de mes compétences, mais aussi en respectant les limites que m’impose ma maladie. Je travaille aujourd’hui une heure par jour, ça m’aide à structurer ma journée, même si parfois ça peut être un stress pour moi.
 
 
La dépression et ses incidences sur la vie de famille
Souffrant de dépression, la vie de famille change. Le plus difficile pour moi à assumer dans ma maladie, c’est ma relation avec mon fils. Quand je traverse une phase dépressive, c’est mon fils qui, par la force des choses, a dû s’occuper de moi. Les rôles ont été inversés. Mon fils a parfois dû lourdement insister pour que je demande de l’aide, pour que j’appelle le médecin. J’ai parfois eu l’impression de lui voler son enfance. Et je vis tout cela avec une culpabilité terrible. Je sais que je suis la mère et je devrais assumer mon rôle de mère, mais la dépression ne me le permet pas tout le temps. Ma souffrance est si grande que j’ai parfois pensé que ce serait mieux pour toute ma famille de ne plus être de ce monde. M’accompagnant au travers de la dépression, mon fils est devenu adulte trop vite. J’ai toujours cherché à ce qu’il vive beaucoup de relations avec d’autres personnes adultes, pour qu’il puisse se confier, partager la souffrance que lui aussi a vécu indirectement par ma dépression.
 
Mon fils m’a dit « Maman, tu es une super maman, mais tu souffres d’une sale maladie ». Il a compris ce qu’est la dépression et sait faire la différence entre qui je suis et ce qu’est la maladie. Pour lui, je suis une super maman et il est important que je reste en vie. La maladie est une sale maladie et elle ne doit pas prendre le dessus quand elle m’appelle à cesser de vivre. La dépression entraîne une grande inquiétude de la famille et des proches. Et même quand je vais mieux, je sens que mes proches ont encore peur de la maladie. Ils veulent avoir de mes nouvelles, sans quoi ils peuvent vite être inquiets pour moi, pensant que je vais mal. Je me sens parfois infantilisée tout en sachant qu’ils font comme ça parce qu’ils tiennent fort à moi. Je suis prête à tout pour les rassurer.
 
 
La dépression et ses incidences sur les loisirs
La dépression coupe tous les plaisirs et donc a une influence directe sur les loisirs. Car qui dit loisir, dirait plaisir. On pourrait croire qu’une personne dépressive, qui ne travaille plus, a donc plus de temps pour des loisirs. En réalité, les loisirs n’existent pas, car la maladie empêche de prendre du plaisir. Le temps semble long et la maladie rend difficile l’organisation des journées.
 
Ce qui peut aider, ce sont les thérapies, car il est important d’apprendre à restructurer ses journées et à reprendre du plaisir dans la vie. Et quand on ne peut plus travailler, l’organisation de loisirs peut aider dans ce sens là. Mais attention, en souffrant de dépression, on peut parfois faire des loisirs, sans pour autant y prendre du plaisir. Ca fait rien, ça aide déjà à faire passer le temps et, par la suite, le plaisir viendra peut-être. Mais je sais que j’ai toujours été une personne sociable et je continue de travailler pour retrouver du plaisir dans la vie.
 
 
La dépression et ses incidences sur les relations avec ses ami-e-s
La dépression amène à se retirer du monde, à ne plus répondre au téléphone et ne plus accepter les invitations. La dépression peut amener à perdre ses amis et à perdre le contact avec eux. Souffrant de dépression, j’ai souvent eu peur d’abuser de mes amis et de leur amitié en les dérangeant. Quand je souffre d’une phase dépressive, ça devient aussi difficile pour les amis. C’est dur pour eux de me voir souffrir, d’entendre que j’ai envie de mourir et de savoir que j’ai pu passer à l’acte. C’est lourd aussi pour mes amis quand ils me rencontrent dans une période difficile. Durant ces périodes je peux être différente, rentrer dans mon monde, manquer de communication. Mes amis ont aussi dû apprendre à connaître ma maladie pour faire la différence entre les symptômes de la dépression et ce que je suis.
 
J’ai envie de garder une relation privilégiée avec mes amis et je cherche à les protéger en leur dévoilant qu’une partie de mes souffrances. Aujourd’hui, j’arrive à être plus vraie, à ne plus mettre de masque et à partager plus avec mes amis. Mes amis sont toujours à mes côtés, ce qui me rend heureuse.
 
 
La dépression et ses incidences sur le quotidien
Je souffre de dépression et donc je ne sais jamais comment mon quotidien va se dérouler. Je peux me sentir assez bien pour que j’assume ma journée comme prévu, mais je peux aussi me sentir pas assez bien et rester dans mon lit me sentant comme dans une boule. Ces jours là, je ne réponds pas au téléphone, je n’arrive pas à entendre les gens parler, je reste dans un trou noir et je me déteste. Je sais que ce que je fais est faux, mais je n’ai pas la force de continuer, ni d’assumer mon quotidien. Je demande à mon fils d’aller chercher le pain, de faire à manger, je n’arrive plus à le faire moi-même. Et ça c’est difficile. Mon fils me dit d’ouvrir les fenêtres, de me lever et de téléphoner à mes amis et médecins. Il a raison, mais la maladie est parfois si forte que c’est difficile de le faire. Je suis révoltée contre la maladie.
 
Dans ces périodes, tout devient lourd et difficile. Tout demande des efforts, comme par exemple aller marcher, donner à manger à mes chats, même aller au travail. Pourtant, ça reste important de s’accrocher à ces choses et de continuer à les faire. Si ça ne va vraiment pas, on peut demander de l’aide. Ce que je recherche à ce moment-là, ce n’est pas qu’on me mette la pression, mais qu’on me donne une écoute pour que je puisse reprendre confiance dans la vie. Cette aide est importante. J’ai par exemple trouvé de l’aide auprès de ma famille et de mes amis, auprès de mes collègues de travail, mais aussi auprès des soignants et des organisations qui aident des personnes en souffrance comme l’AFAAP. Cette aide me permet d’organiser et de structurer mes journées pour que mon quotidien m’apporte une qualité de vie en me sentant appartenir à la société. Ca ne peut que me faire du bien pour lutter contre la dépression.
 
Mais cette aide est aussi utile pour mettre la barrière plus bas quand ça va moins bien et de pouvoir déjà faire d’un brossage de dents une réelle victoire. Il faut parfois renoncer à vouloir trop faire et savoir accepter les journées plus difficiles durant lesquelles seules les petites choses sont possibles. La vie est faite de petites choses qu’on oublie parfois de regarder, pourtant elles sont très importantes. Les petits plaisirs existent et font du bien.
 
 
La dépression et ses incidences au niveau de l’argent
Je souffre de dépression et ça devenait difficile pour moi de travailler. J’ai alors vécu un changement dans mon statut social et mon style de vie : j’aimais mon travail et je travaillais à 60%, aujourd’hui je travaille 1 heure par jour et j’ai dû demander de l’aide pour avoir l’argent nécessaire pour vivre et payer mes factures. Pourtant, l’argent n’est pas quelque chose d’important pour moi. Je ne suis pas matérialiste, il y a d’autres choses plus importantes. Ce qui prime pour moi, c’est de pouvoir payer mes factures, d’avoir de quoi manger et soutenir mon fils dans ses projets de formation.
 
J’espère un jour pouvoir à nouveau travailler et vivre sans avoir besoin de l’aide des assurances. Mais pour le moment, ce n’est pas possible, même si j’aimerais que ce soit autrement. Souffrir de dépression entraîne des changements au niveau financier : les revenus changent s’il s’agit du salaire du travail ou d’une assurance maladie ou de l’AI (assurance invalidité). Il faut aussi vivre avec ces changements et sans toujours savoir de quoi sera fait l’avenir au niveau financier.
 
Pour apprendre à gérer la dépression, c’est important de comprendre et d’accepter qu’elle est une maladie avec ses symptômes qui ne sont pas faciles à vivre. C’est important aussi de prendre les médicaments et d’accepter l’aide nécessaire, comme par exemple venir à l’hôpital psychiatrique, accepter les thérapies qui y sont offertes, comme l’art-thérapie, la thérapie du mouvement, les ateliers de création ou les autres ateliers où on travaille nos pensées pour les changer et mieux gérer la dépression. C’est important de garder espoir, de vivre dans le présent sans se laisser freiner par les souffrances du passé. C’est important d’accepter que la vie est faite de petites choses qui donnent des petits plaisirs et pas seulement donner de la valeur aux grandes choses.
 
 
 
 
 
Par RG/ Ancienne patiente de l'HPC - Publié dans : Témoignages
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 14:37
"Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la dépression en 12 ateliers". Des professionnels à votre écoute vous informent et répondent à toutes vos question. Venez découvrir dès aujourd'hui la description de ces ateliers (cliquez ici)

Fête de l'Hôpital psychiatrique cantonal à Marsens, saisissez l'occasion unique d'entrer en contact étroit avec le coeur de la psychiatrie hospitalière! Pour lire la parole de la Direction de l'HPC (cliquez ici)

Le samedi 8 septembre 2007, l’Hôpital psychiatrique cantonal, à Marsens, organise à l’intention de tout public, une grande fête consacrée à la dépression. En parallèle à la cinquantaine de séances auxquelles le public pourra participer de manière interactive, toutes sortes d’animations prendront place sur le site de l’hôpital et en particulier, le groupe TAFTA donnera un grand concert gratuit en plein air dès 14 h. Mais quel est le sens d’une telle fête ? Pour lire l'éditorial en entier (cliquez ici)
 

 
Das Kantonale Psychiatrische Spital Marsens lädt ein!
Das Spital Marsens öffnet am 8. September 2007 seine Türen für die Freiburger Bevölkerung zu einem interaktiven Erlebnistag und Spitalfest. Der Tag ist dem Thema der Depression gewidmet mit dem Motto: „ Was Sie schon immer über die Depression wissen wollten“.Was sind unsere Gründe, das ernste Thema der Depression mit einem Spitalfest zu verknüpfen? Um den ganzen Text zu lesen, hier clicken

Fest im Kantonalen Psychiatrischen Spital in Marsens. Ergreifen Sie die Gelegenheit, die Welt der Stationären Psychiatrie zu Entdecken! Um den ganzen Text, hier clicken

Am Samstag, den 8. September 2007 organisiert das Kantonale Psychiatrische Spital in Marsens ein grosses Fest, das der Depression gewidmet ist. Parallel zu den zirka 50 Sitzungen, an denen das Publikum auf interaktive Art und Weise teilnehmen kann, finden verschiedenste Animationen auf dem Spitalgelände statt. Als Höhepunkt gibt die Gruppe TAFTA gratis ein grosses Open-Air Konzert. Aber was ist der Zweck eines solchen Festes? Um den ganzen Text, hier clicken
Par Co/ Fête de l'Hôpital
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 08:16

Saucisse, frites ou pain: fr. 5.--
Portion de frites: fr. 4.--
Macaronis à la montagnarde: fr. 10.--
Nasi Goreng: fr. 10.--
Sandwich: fr. 4.--
Tranche de cake maison: fr. 2.--

Stand de pâtisserie à la cafétéria Au Soleil




Café du matin avec croissant de 09h00 à 10h30: 3.-- (à la cafétéria Au Soleil et au restaurant Santa Lucia)

Eau minérale Elmer (50 cl): fr. 2.--
Eau minérale Citron (50 cl): fr. 3.--
Sinalco (50 cl): 3.--
Pepsi cola (50 cl): fr. 3.--
Pepsi cola light (50 cl): 3.--
Thé froid citron (50 cl ): 3.--
Trojka Energy: 4.--
Café / thé: fr. 2.--



Par Co/ Fête de l'Hôpital - Publié dans : Restauration
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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 14:33
Cha cha cha d’Marsens
 
A Marsens, oyez bonnes gens, je n’ai pas trouvé que des fous,
À Marsens, le saviez-vous ? Non ? Je vais vous le dire :
Il y a des gens normaux, des gens comme vous … et moi,
Qui ont perdu un peu l’équilibre certes mais ce n’est pas tout !
 
À Marsens, privée de liberté à des fins d’assistance,
Placée dans une unité où je fus réellement assistée,
Par des soignants qui ont pris l’soin de prendre soin de moi,
Ma liberté me fut rendue avec la main tendue.
 
À Marsens, j’ai trouvé un accueil bienveillant,
Des gens sains d’esprit et de cœur qui n’jugent point,
Qui n’voyent pas d’abord un malade mais une personne qui souffre,
Et au-delà de nos douleurs beaucoup de ressources.
 
À Marsens, il y a un docteur qui s’appelle Kardous,
Je vous assure que c’n’est-pas parcequ’son nom rime avec « fous »,
Mais bien parcequ’il met tout son cœur à parler avec nous,
Afin de voir un peu plus clair dans nos troubles.
 
À Marsens on m’a permis de perdre un peu plus pied,
D’lâcher un peu d’lest, d’être triste, de pleurer un bon coup,
De rigoler aussi, de dormir, de rien faire, surtout,
Afin de retrouver mon centre et de vivre le goût.
 
À Marsens, grâce à eux, j’ai pu récupérer des forces,
Qu’j’avais épuisées à vouloir courir plus vite que la vie,
Une maman indestructible, ça va bien au cinéma,
Moi qui ai essayé je vous affirme que ça n’joue pas !
 
À Marsens il y a une dame, Anne, aux cheveux roux,
Qui m’a appris à dessiner sur un tissu tout doux,
Des contours au gutta noir pour comprendre mes limites,
Et apprivoiser les couleurs chatoyantes de ma vie.
 
À Marsens j’ai reçu par le mouvement chez M’sieur Lucia,
La saveur nouvelle d’émotions refoulées jusque-là,
Dans la lumière d’une confiance donnée sans préavis,
Redécouvrir sans peur – sans mais, sans si – celle que je suis.
 
À Marsens, oyez bonnes gens, écoutez bien cette chanson,
Étonnez-vous si ça vous dit, moi, je m’en fous !
Fou est seul celui qui vit à côté de sa vie,
Et des comme ça il y en a bien plus ailleurs, qu’ici … à Marsens !
 
 
Par NZ/ ancienne patiente de l'HPC - Publié dans : Témoignages
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